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Publié le 23/01/2021

Le mental, une arme solide

Ce samedi, Giancarlo Pedote et les autres hommes de tête du Vendée Globe naviguent au Nord de l’anticyclone, dans un vent qui va adonner progressivement, avec des empannages à la clef. Le positionnement et le timing des jibes seront importants. La gestion de la petite dépression secondaire, pour rester le plus longtemps possible dans le vent fort, dans son Est, sera également l’une des clefs de cette fin de parcours. « Actuellement, le vent est très instable. Il souffle autour de 20 nœuds avec des claques à 25 et oscille entre le 170 et le 190, mais va effectivement prendre de la droite au fil de la journée pour s’établir au 220 », rapporte le skipper de Prysmian Group. Il le sait, les 1 700 milles qu’il reste à parcourir pour rallier les Sables d’Olonne réservent bien des incertitudes et jusqu’au bout, la concentration restera de mise. « Il faut garder de la lucidité. Arriver à dormir quand c’est possible et chercher à manœuvrer proprement car nos bateaux ont désormais beaucoup de milles sous la coque. Dans ce contexte, l’approche mentale est évidemment importante », note le Florentin qui sait qu’il n’a rien laissé au hasard de ce côté-là lors de sa préparation. « Je travaille depuis des années avec Jérôme Drouard, un préparateur mental. C’est quelqu’un qui a vraiment intégré le sens de la performance et que je remercie beaucoup pour son implication à mes côtes. C’est rare de trouver des gens qui s’investissent à 100% dans un projet et lui fait partie de ceux-là », détaille Giancarlo qui a largement travaillé à développer ses habiletés mentales et cognitives dans l’objectif d’optimiser sa performance personnelle. « Physiquement, on s’entraîne avec des coaches pour avoir un corps le plus typé possible en fonction de notre activité. Le mental doit aussi être préparé même si c’est plus compliqué. Il faut réussir à identifier les points de blocage, les points un peu sensibles de chaque individu. En somme, il s’agit de parvenir à défaire les nœuds qui se trouvent dans le cerveau ou à apporter un peu de souplesse sur certains aspects », souligne Giancarlo Pedote qui ne lâchera assurément pas le morceau avant d’avoir franchi la ligne d’arrivée.