PRYSMIAN GROUP
Publié le 11/01/2021

Giancarlo Pedote, ravi de retrouver des conditions clémentes

Marqué par l’abandon d’Isabelle Joschke (MACSF) samedi soir, il rappelle l’importance de rester vigilant jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne. 

Les températures sont remontées et j’ai enlevé le t-shirt il y a 5 minutes, c’est un grand moment ! On a 20 degrés à bord et on a retrouvé des températures humaines, c’est vraiment une chose à fêter.
On a encore un petit peu de houle courte, mais on sort par le Nord de la dépression donc on retrouve des éclaircies, des températures plus hautes et le vent commence à mollir. Ce sont des belles conditions. Dans la dépression, on a eu du près, c’était embêtant car ça tapait pas mal, mais le bord de reaching qu’on a fait à la fin s’est bien passé.
Concernant Isabelle, j’étais en contact avec elle, je suis dégoûté. C’est dur de la voir abandonner. Elle a mis tant d’énergie dans la course, avec tous les problèmes qu’elle a eu, elle n’a jamais lâché. Je suis très triste car elle s’est investie à 100% dans son projet.

Il faut faire attention jusqu’aux Sables d’Olonne. On peut se prendre un bateau de pêche à 10 milles de l’arrivée et tout peut se terminer. Ce qui est arrivé à Isabelle, c’est de la malchance car c’est une pièce mécanique qui a lâché, donc il faut d’un côté avoir de la chance, et d’un autre côté, il ne faut jamais baisser les bras car la moindre baisse d’attention peut entraîner un souci. Je dis toujours qu’on passe du rire aux pleurs en une seconde. Il faut toujours rester calme avec les pieds bien ancrés au bateau.