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Publié le 21/09/2019

Des enseignements à tous les niveaux

Ce samedi, à 15h24, Giancarlo Pedote et Anthony Marchand ont franchi la ligne d’arrivée de la grande course du Défi Azimut, bouclant ainsi les 665 milles du parcours en 13e position, après un peu plus de deux jours de mer. Deux jours durant lesquels ils ont eu des conditions pour le moins variées, avec du vent soutenu sur les deux premiers tiers du tracé, ce qui leur a permis de tenir des moyennes supérieures à 20 nœuds et d’éprouver leur machine, mais aussi du petit temps sur la fin, ce qui a ouvert le jeu sur le plan tactique. Aussi, si le résultat n’est pas forcément à la hauteur des attentes (et encore moins à celles de ses capacités), l’épreuve a toutefois été riche d’enseignements pour le duo de Prysmian Group dont le regard est plus que jamais tourné vers la Transat Jacques Vabre.

La grande course de ce 9e Défi Azimut – dernière grande confrontation au large pour les 60 pieds IMOCA avant la célèbre Route du Café dont le coup d’envoi est programmé le 27 octobre prochain – s’annonçait intéressante à plusieurs titres, et elle n’a pas déçu. Et pour cause, elle a permis aux forces en présence à la fois de se jauger et d’évaluer la concurrence dont les montures viennent d’être mises à l’eau ou ont été largement « refitées » ces derniers mois. En ce qui les concerne, Giancarlo Pedote et Anthony Marchand ont naturellement pu valider un certain nombre de points, ainsi qu’en témoigne le skipper Italien. « Il nous manquait une navigation dans des conditions un peu musclées avant d’attaquer la transat et, en ce sens, ces 665 milles sous forme de triangle dans le golfe de Gascogne avec jusqu’à 25 nœuds de vent ont été intéressants. Le premier grand bord de portant entre Groix et la première marque virtuelle, à hauteur du bassin d’Arcachon, s’est plutôt bien passé pour nous. On a régaté au contact dans un bon groupe où se trouvaient notamment des bateaux dernière génération. Après, entre la bouée 1 et la bouée 2, située au large de la pointe Bretagne, on a fait un mauvais choix de voile, ce qui nous a fait perdre pas mal de places et parallèlement à ça, on a fait un gros départ à l’abattée lors d’un croisement avec un cargo, ce qui nous a, également, fait perdre du temps. C’est à ce moment-là qu’on a un peu décroché le paquet dans lequel on se trouvait », a commenté le skipper de Prysmian Group qui, après avoir longtemps évolué autour de la 7e place, s’est alors trouvé relégué au-delà du Top 10. « Sur la fin, on n’a rien tenté de spécial. On a tricoté comme les autres. Malgré tout, dans la molle, on a réussi à revenir un peu et à doubler quelques concurrents. Le bilan à l’arrivée est un peu mitigé car en termes de résultat, on visait mieux qu’une 13e place. Le positif, c’est qu’on a pu tester pas mal de choses car le rythme a été élevé et la course intense. On sait qu’il reste encore un peu de mise au point à faire sur le pilote automatique que l’on vient de changer, et sur le jeu de voiles que l’on refera l’an prochain, mais que globalement, même s’il reste quelques petites bidouilles à faire, il n’y a rien d’important à signaler. Pour ma part, je commence à avoir de vraies sensations à bord et je peux donc mieux imaginer ce qu’il faut continuer d’améliorer sur le bateau, même si ce que je vois aujourd’hui me permet déjà d’être assez content », a terminé Giancarlo Pedote qui a rendez-vous demain pour le troisième et dernier round du Défi Azimut 2019 : un tour de l’île de Groix en équipage réduit dont le départ est prévu à 13 heures.